J’ai passé mon vélo en électrique

J’aime bien faire du vélo, mais il y a toujours quelques irritants qui font que parfois j’ai du mal à garder de la motivation. Habitant en ville, soit je dois l’embarquer en voiture pour aller faire une balade, soit cela me prends du temps de sortir de la ville et au final je n’en profite pas. Ma poisse contractuelle veut que peu importe le sens dans lequel je vais, j’aurais toujours un vent de face qui va augmenter l’effort et m’agacer plus qu’autre chose. Sans parler des sections en ville avec des feux qui cassent plus le rythme qu’autre chose en obligeant à s’arrêter et reprendre.

Bref, pour pouvoir faire des balades plus agréables et longues sans avoir à subir les effets climatiques ou géographiques (vous savez, cette petite route en légère montée qui va vous crever…), j’ai opté pour l’ajout d’une assistance électrique à mon vélo.

Plusieurs options s’offrent à soit quand on souhaite se lancer dans la démarche. Acheter soit-même le kit et le monter ou bien passer par un professionnel. Dans tous les cas, c’est un petit budget à prévoir.

Dans mon cas, j’ai opté pour un professionnel qui vend et installe un kit du fabriquant chinois Nanjing 100G. Il s’agit de la boutique Avectonvelo sur Lille. L’un des premiers intérêts était d’avoir un minimum de conseil par rapport à mon vélo. Il n’a rien d’exceptionnel, c’est un Rockrider de Decathlon tout ce qu’il y a de plus commun dans le coin, mais c’est quand même mieux d’avoir un avis basé sur son propre vélo plutôt qu’une simple photo sur un site en ligne, des specs, et croiser les doigts.

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La boutique propose plusieurs variantes du kit, j’ai opté pour celle de base tarifée 800€. Celle-ci avait une offre de lancement incluant une seconde batterie pour 150€ de plus (la batterie est proposée 300), soit 950 en tout. Le montage est inclus dans le prix. Comme je le disais, c’est un petit budget ! Alors oui, on peut trouver ces kits sur Internet pour moins cher (entre 300 et 400€) mais derrière il faut aussi penser aux frais de ports, car ils viennent généralement de Chine, et aussi au temps passé à faire le montage. D’ailleurs si vous optez pour un achat direct de kit, faites bien attention aux descriptions. Certains n’incluent pas la batterie, et celle-ci est aussi chère que le moteur ! De plus, il faut faire attention à bien respecter la législation, notamment une puissance de 250 W pour une vitesse de 25 km/h. En France un vélo électrique capable d’aller au delà de cette vitesse est considéré comme un cyclomoteur et doit donc faire l’objet d’une assurance deux roues et posséder un certificat d’immatriculation. Un autre point à vérifier est le poids du kit. En effet, un vélo à assistance électrique, c’est à minima un moteur et une batterie qui peuvent avoir un certain poids. En cas de défaillance ou de batterie HS, vous pédalez en traînant un âne mort. C’est un détail à ne pas négliger !

De mon côté, j’ai acheté ma tranquillité en allant voir un professionnel qui m’a permis d’essayer un modèle pour me faire une idée de la puissance de l’assistance et de ce que ça change en matière de pratique.

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Le kit installé sur mon vélo est donc un ensemble avec moteur roue arrière, batterie et afficheur numérique. La cassette (les roues à dents pour les vitesses) a été reprise de l’ancienne roue ainsi que le pneu et la chambre à air. Le détecteur de pédalage est intégré dans le support de la cassette.

La batterie en forme de bouteille délivre 7 Ah, le moteur a quant à lui une puissance de 250 W 36v et 40nm de couple. Je n’ai pas encore assez de recul sur l’autonomie, mais utilisant le niveau 2 sur 5 et avec 15 kilomètres de parcours actuellement, la batterie n’a encore rien perdu. En augmentant un peu de temps en temps pour tester la puissance, l’autonomie estimée a évidemment chuté. Dans la mesure où il s’agit d’un nouveau kit que la boutique commercialise, il n’y a pas encore beaucoup d’expérience et on est parti sur une estimation de 40km.

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L’assistance a un fonctionnement progressif grâce à un capteur de couple. Plutôt que de délivrer toute la puissance à l’activation (comme c’est le cas d’autres vélos assistés que j’ai pu essayer) avec un effet coup de pied au cul, celle-ci arrive de manière très progressive selon la puissance choisie. Plus on avance, plus elle s’intensifiera ce qui devrait permettre d’avoir une consommation d’énergie plus efficiente, elle accompagne l’effort de pédalage. De mes premiers trajets, j’ai clairement bien senti cet effet qui permet de ne pas ressentir la difficulté d’une montée ou encore du vent en pleine face. J’avais pour objectif de pouvoir faire mon trajet travail de temps en temps avec, cela me permettra d’avoir un peu plus de recul :)

L’afficheur permet d’allumer et éteindre l’assistance. Il possède plusieurs vues avec le kilométrage total, celui du parcours ainsi que le temps (réinitialisés à chaque allumage), et les éventuels codes d’erreur. Un appui prolongé sur le bouton du haut active l’éclairage de l’écran. L’appui prolongé en bas active le mode piéton pour une cadence à 5km/h. L’ensemble pèse en tout 4kg, la batterie est très légère par rapport à sa taille, ce qui n’alourdi pas trop le vélo (le Rockrider 520 faisant 12kg de mémoire).

Dans l’immédiat j’en suis content, il ne reste plus qu’à voir ce que ça donne sur le long terme. Niveau garantie, le moteur et les pièces le sont pour 3 ans, la batterie l’est sur 2.