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Factorio

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Factorio

Factorio est un jeu vidéo de construction et gestion industrielle. Il est développé depuis 2012 par Wube Software et disponible en Early-access avec un objectif de sortie en septembre 2020.

Illustration © Wube Software

Le contexte du jeu est très simple : vous êtes un ingénieur qui s’est crashé sur une planète inconnue et vous allez devoir en exploiter les ressources pour construire une fusée et la quitter. Il s’agit donc de découvrir les ressources, créer les usines et machines de collecte puis automatiser et optimiser les flux de manière à produire en quantité astronomique. En effet, pour pouvoir retourner dans l’espace, notre ingénieur se doit se découvrir comment exploiter les ressources pour construire des appareils de plus en plus avancés. Mais il y a un hic.

Et oui, il s’avère que l’ingénieur n’est pas seul… La planète dispose d’une faune composée de différentes espèces animales, les “Biters”, “Spitters”, et “Worms”, qui sont de plus en plus irrités par ce type qui vient débroussailler leur campagne et avec des machines infernales qui crachent une fumée dégueulasse. Car oui, soyons clairs, notre ingénieur est aussi écologiste qu’un méchant de Captain Planet. Ainsi, au fur et à mesure de sa progression, les indigènes vont se montrer de plus en plus hostiles et le jeu ajoute une notion de stratégie en temps réel et de survie à son gameplay. En complément de son développement industriel, le joueur se verra donc contraint de développer des technologies militaires pour se défendre tout en continuant de produire sa technologie pour pouvoir quitter ce monde.

Pour ma part, j’ai désactivé la présence d’indigènes le temps d’apprendre à bien comprendre les mécaniques du jeu sans devoir subir le stress d’attaques de plus en plus hostiles. Le jeu est très poussé au niveau de ses capacités avec une automatisation des actions permettant une grande personnalisation. Les trains peuvent être orchestrés en fonction de l’occupation des voies et des plannings de passages, si bien que cela s’avère néanmoins assez complexe à prendre en main. Bien que le jeu dispose de tutoriels intégrés avec des exercices pour en maîtriser les mécaniques, certains aspects demandent beaucoup de tests et d’adaptations (ou de tutos externes) pour bien comprendre les ficelles.

L’arbre de développement technologique rappelle celui des différentes révolutions industrielles où le joueur commence en exploitant du bois et du charbon. On débloque ensuite l’énergie électrique qui est produite au début par vapeur, puis par panneaux solaires et centrales nucléaires au plus avancé, grâce aux découvertes liées à la chimie et à l’exploitation du pétrole. Côté logistique, on commence avec des tapis roulants et des robots collecteurs qui insèrent les ressources dans les usines pour extraire le produit fini. Leurs évolutions sont principalement liées à la vitesse de traitement (les ressources vont plus vite, les robots plus rapides) mais aussi au filtrage des ressources collectées et à la quantité que les bras peuvent porter. Le jeu prend une nouvelle dimension à partir du développement de la robotique car il permet à l’ingénieur de porter sur des plans ses différentes installations pour que celles-ci soient construites par les robots. Les robots de logistique déplacent les ressources entre conteneurs demandeurs ou distributeurs, tandis que les robots de construction mettent en oeuvre les plans et réparent les installations.

C’est au moment où l’on obtient la robotique que l’on comprend qu’il va falloir du temps pour construire sa fusée… (pour ma part, je n’y suis pas encore après 45h de jeu) Les laboratoires de recherche demandent de plus en plus de “Packs”, objets liés à une activité particulière (scientifique, militaire, logistique…) consommés dans ceux-ci pour développer une technologie. Les packs sont de plus en plus difficiles à fabriquer car ils demandent beaucoup de ressources (exemple : un pack demande une forge, des tapis roulants, des murs, etc). Signifiant donc qu’il ne faut pas être radin sur les robots et en construire le plus possible !

L’un des aspects les plus intéressants de Factorio est qu’il peut devenir rapidement un casse tête. En voulant optimiser ses chaînes de productions, on cherche à trouver les meilleurs placements possible, le meilleur rendement. Il faut améliorer et booster parfois des usines pour produire une ressource très demandée (les circuits imprimés notamment) mais si on en fait trop, les robots ne savent plus où donner du processeur et manquent d’efficience. Ainsi, on se retrouvera souvent à faire un RAZ de sa base pour développer de nouvelles idées. C’est à ce niveau qu’une mécanique est la bienvenue : Factorio peut être joué en ligne. Chaque sauvegarde peut héberger un serveur multijoueur et ainsi permettre à plusieurs personnes d’expérimenter et faire selon ce qui lui paraît le mieux. Mieux encore, Factorio permet d’héberger ses propres serveurs, un élément devenu très rare de nos jours… Et qu’il pourra être intéressant de tester ! A noter que le jeu est disponible en multiplate-forme, aussi bien sous Windows que Linux, ce qui est là un effort très appréciable.

Bref, encore de la découverte à faire et une fusée à construire, mais un jeu qui vaut son investissement.