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Final Fantasy IX

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Final Fantasy IX
Logo Final Fantasy IX © Squaresoft

Après avoir terminé de Final Fantasy VII Remastered j’ai enchaîné sur Final Fantasy IX, le jeu suivant de la série sorti en 2000 sur Playstation. Il s’agit ici aussi d’une version remaniée à l’occasion du portage sur les consoles du moment qui ont permis d’avoir comme pour VIII des graphismes améliorés et des bonus de gameplay. FFIX est un des jeux que j’ai beaucoup apprécié dans la série notamment car il démontre l’aboutissement technique acquis par Squaresoft sur la Playstation et aussi en matière de jeux 3D. Son histoire s’enchaîne rapidement et le scénario apporte quelques rebondissements sympathiques malgré quelques éléments un peu caricaturaux.

L’histoire de FFIX se déroule sur le monde de Gaia, et plus particulièrement sur le Mist Continent où se déroulera une bonne partie de celle-ci. Le continent est nommé ainsi à cause d’une brume constante et très épaisse qui recouvre une grande partie des terres et qui génère l’apparition de monstres et autres entités menaçantes. Celui-ci est divisé en plusieurs royaumes souverains : Alexandria, Lindblum, Burmecia et enfin Cleyra située au coeur d’une tornade de sable qui l’isole depuis des siècles. Zidane (Djidane dans la version française du jeu) est un jeune voleur faisant partie de la troupe des Tantalus. Ils sont mandatés pour kidnapper la princesse Garnet du royaume d’Alexandria en se faisant passer pour une troupe de théâtre. Durant la représentation, Zidane se fera alors surprendre par la princesse elle-même qui veut s’enfuir du royaume à cause du comportement erratique de sa mère depuis la mort de son père et chercher conseil auprès de son oncle Cid, le régent de Lindblum. A la suite d’une forte improvisation et de retournements de situation, le kidnapping fini par tourner au vinaigre et la Reine Brahne fera attaquer l’aéronef des Tantalus qui finira par s’écraser dans une forêt sous la brume. Après avoir quitté la forêt tant bien que mal, la petite équipe composée de Djidane, Garnet, mais aussi de Steiner, le garde royal voulant ramener la princesse et Vivi, un mage noir bien malchanceux, commencera son périple vers Lindblum tout en étant poursuivi par de puissants mages noirs envoyés par Alexandria. La volonté de récupérer Garnet s’apparente plus à de la capture qu’à un sauvetage, ce qui renforcera le sentiment d’inquiétude de la princesse vis à vis de sa mère.

Final Fantasy IX est assez intéressant dans sa conception. Il marque une forte séparation avec les deux précédents opus de Playstation en retournant dans un univers type médiéval/renaissance après deux épisodes plus futuristes. FFIX est ainsi un jeu qui récupère pas mal d’éléments de ses prédécesseurs tout en se modernisant un peu plus. Bien qu’il n’y ait pas de système de Jobs acté, chaque personnage possède bien une classe attitrée avec ses particularités et spécificités, voire même des mixités. Même si VII et VIII avaient des pseudo classes reprenant les codes de la série, elles n’étaient pas clairement nommées. Par exemple, Zitane est un voleur, Vivi un mage noir, Freya un chevalier dragon, etc. Il y a aussi des mixités comme je le disais avec Garnet et Eiko qui sont à la fois des invoqueuses, mais aussi des mages blancs. L’une des autres approches du jeu est de développer en profondeur ses personnages. C’est même là une de ses caractéristiques principales en fait car le déroulé de l’histoire principale est parsemé de séquences optionnelles appelées Active Time Events durant lesquelles on suit le point de vue d’un personnage en particulier. Enfin, après avoir eu un design de personnages réaliste dans FFVIII, cet opus retourne vers un style plus fantaisiste avec de nombreuses espèces différentes anthropomorphiques aux traits animaux.

L’histoire du jeu est assez classique pour le genre avec des guerres de conquêtes et d’invasion menées par des dirigeants mégalomanes et des hommes de l’ombre. Comme dit précédemment, ce qui fait l’intérêt principal du jeu est avant tout le fait qu’il développe beaucoup ses personnages. Il reprend notamment la narration affichant les pensées d’un personnage issue de FFVIII pour mieux cerner les séquences d’introspection de ceux-ci. Ces séquences sont par contre assez prévisibles dans leurs mini histoires car les personnages sont relativement stéréotypés au début, mais cela permet de mieux apprécier leur développement. En effet, si on prend l’exemple de Steiner, il est un chevalier droit dans ses bottes qui ne pense qu’à faire son devoir sans penser par lui-même et en est presque agaçant. Au fil du développement, il gagnera une vision plus globale et se rendra compte que son devoir n’était peut être pas vraiment sa priorité. Ce développement ne s’applique pas qu’aux personnages jouables, les antagonistes du jeu ont droit aussi à un développement plutôt bien amené de manière globale. Toutes ces petites séquences et cette attention portée aux personnages du jeu le rende très consistant, si bien qu’on apprécie beaucoup dérouler l’histoire.

Visuellement, FFIX est très abouti et marque la maîtrise du support par Squaresoft. On retrouve la même recette que les précédents jeux : l’exploration se fait dans des décors au rendu précalculé, les combats dans une zone en 3D temps réelle, etc. L’animation des personnages et les déplacements sont par contre beaucoup plus fluides qu’avant, le jeu ayant été pensé pour exploiter les sticks de la manette Dualshock de la console. La version portée sur les consoles récentes bénéficie d’une amélioration graphique au niveau des modèles des personnages qui sont plus fins et détaillés. On constate tout de même que les arrières plan ont bien mieux vieilli que ceux de FFVII qui étaient très flous dans la version HD Remaster. Les séquences vidéo sont elles aussi plus abouties et mieux réalisées avec toujours quelques unes qui sont intégrées à l’action temps réel en arrière plan.

A titre personnel c’est un jeu que j’ai beaucoup apprécié faire à l’époque et refaire aujourd’hui. On peut lui trouver comme défaut de chercher à un peu trop titiller la fibre nostalgique et la simplification de son système de combat n’a pas été forcément bien accueillie à l’époque. Mais il reste un bon Final Fantasy doté d’une bonne durée de vie et d’un lot de quêtes annexes conséquent.