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The Legend of Zelda - Années 2000

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The Legend of Zelda - Années 2000
The Legend of Zelda : The Wind Waker © Nintendo

Dans le prĂ©cĂ©dent billet, nous avons fait le tour du commencement de la Saga Zelda jusqu’Ă  la fin des annĂ©es 1990. La premiĂšre dĂ©cennie des annĂ©es 2000 est inaugurĂ©e par Majora’s Mask sur Nintendo 64. C’est une pĂ©riode durant laquelle Nintendo n’a pas chĂŽmĂ©, produisant de nombreux titres sur plusieurs supports avec l’aide de collaborateurs externes.

Majora’s Mask

Majora’s Mask est sorti mondialement sur Nintendo 64 en avril 2000. Le jeu exploite le mĂȘme moteur 3D que Ocarina of Time et reprend globalement les mĂȘmes mĂ©caniques. Il fait d’ailleurs office de suite au prĂ©cĂ©dent titre en s’insĂ©rant dans la chronologie “Link Enfant”, et se dĂ©roule dans une nouvelle rĂ©gion parallĂšle Ă  Hyrule : Termina. Majora’s Mask ajoute cependant une nouvelle mĂ©canique Ă  la sĂ©rie : grĂące Ă  une collection de masques magiques, Link peut se transformer en diffĂ©rentes crĂ©atures (une Peste Mojo, un Zora, etc) et obtenir ainsi des aptitudes spĂ©ciales liĂ©es Ă  cette identitĂ©, ainsi que des faiblesses qui vont avec.

L’autre aspect majeur de Majora’s Mask est qu’il s’agit d’une course contre le temps. Link doit sauver la rĂ©gion de Termina de la chute d’une lune invoquĂ©e par Skull Kid. La rĂ©gion est bloquĂ©e dans un cycle de 3 jours que le joueur devra rĂ©pĂ©ter jusqu’Ă  obtenir le nĂ©cessaire pour empĂȘcher la catastrophe. Il devra donc composer avec le cycle jour/nuit et les horaires des personnages, ainsi que le retour au dĂ©but du cycle pour recommencer. Majora’s Mask a souvent Ă©tĂ© remarquĂ© pour son cĂŽtĂ© plus sombre et intensif que les prĂ©cĂ©dents jeux en raison du dĂ©lai de 3 jours pour finir un cycle. Chaque cycle dure en rĂ©alitĂ© 54 minutes. Le jeu est aussi un peu plus difficile que le prĂ©cĂ©dent. Personnellement, ce n’est pas le titre que j’ai le plus apprĂ©ciĂ© dans la sĂ©rie.

Plusieurs mois aprĂšs les Ă©vĂ©nements de Ocarina of Time, Link est en voyage pour une quĂȘte personnelle qui fini par l’amener dans une forĂȘt qui lui est inconnue. LĂ  bas, il se verra piĂ©gĂ© par Skull Kid et deux fĂ©es qui l’accompagne, Tatl et Tael, qui lui voleront Epona et l’Ocarina du Temps. Poursuivant Skull Kid, celui-ci jettera alors un sort Ă  Link et le transformera en Peste Mojo. Durant sa fuite, Tatl se verra sĂ©parĂ©e de Tael et Skull Kid et n’aura d’autre choix que d’accompagner Link le temps qu’elle puisse retrouver son frĂšre. Sur la route, Link fera la rencontre du vendeur de masque qui lui propose de l’aider et lever la malĂ©diction en l’Ă©change de son aide pour rĂ©cupĂ©rer le masque de Majora volĂ© par Skull Kid, un artefact maudit dotĂ© de grands pouvoirs.

Oracle of Seasons et Oracle of Ages

La sĂ©rie des Oracle est sortie en 2001 sur GameBoy Color et exploitait la connexion entre les consoles grĂące au Game Link Cable (le mĂȘme qui servait pour PokĂ©mon). Il s’agit d’un des premiers Zelda a avoir Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par un studio tiers si l’on exclue les immondes titres de la Philips CD-I. Le concept ici Ă©tait d’obtenir des mots de passe dans un des jeux pour jouer ensuite Ă  l’autre sous la forme d’un suite. Oracle of Ages est plus un jeu d’Ă©nigme tandis que Oracle of Seasons est orientĂ© action. Je n’ai jamais eu l’occasion de faire ces jeux pour ma part. Dans la chronologie des Zelda, les Oracle se situent aprĂšs A Link to the Past.

Four Swords

Four Swords est sorti en dĂ©cembre 2002 sur GameBoy Advance avec le portage de A Link to the Past sur la console. Il s’agit d’un jeu multijoueur qui est principalement composĂ© d’Ă©nigmes et d’exploration de donjons gĂ©nĂ©rĂ©s alĂ©atoirement reposant sur la collaboration entre les joueurs. Je n’ai pas fait celui-lĂ  non plus.

The Wind Waker

The Wind Waker est le premier titre sorti sur Nintendo GameCube en dĂ©cembre 2002, et il aura fait couler de l’encre. En effet, lorsque Nintendo avait prĂ©sentĂ© sa console, une sĂ©quence de dĂ©mo montrant Link affronter Ganon en exploitant les performances de la console avait fait monter une forte attente des joueurs. DĂšs lors, le style graphique cell-shading de Wind Waker a Ă©tĂ© la douche froide pour beaucoup d’entre eux. NĂ©anmoins, et Ă  titre personnel, j’ai trouvĂ© que ce jeu Ă©tait excellent. J’aime beaucoup le design de Toon Link car il est trĂšs expressif et super bien animĂ©. La direction artistique du jeu a Ă©tĂ© dĂ©criĂ©e, mais je l’ai trouvĂ©e incroyablement vivante en fait. Chaque brin d’herbe Ă©tait animĂ© selon le sens du vent, les effets de lumiĂšre et d’explosion rendaient comme un dessin animĂ© et une bande dessinĂ©e, et il fourmillait de petits dĂ©tails.

L’une des faiblesses de Wind Waker, c’est le fait qu’il soit un simili monde ouvert via son immense ocĂ©an qui s’avĂšre ĂȘtre bien vide. Il y a assez peu d’Ăźles Ă  explorer et le plus grandes ne servent qu’Ă  l’histoire. Le reste est du bonus ou du mini jeu et on se retrouve Ă  faire de longs trajets en mer pas forcĂ©ment passionnants mĂȘme si ceux-ci son ponctuĂ©s de mini jeux (course d’obstacles, ennemis, etc).

Wind Waker a introduit des Ă©lĂ©ments de gameplayqu’on retrouvera de temps en temps par la suite dans les Zelda avec notamment l’attaque rĂ©active oĂč placĂ©e au bon moment, Link fera une roulade pour attaquer un ennemi par derriĂšre. La maitrise de cette mĂ©canique est indispensable pour battre certains ennemis ou boss. Il aura fait l’objet d’un remaster HD sur Nintendo Wii U en 2013, apportant quelques amĂ©liorations relatives Ă  l’utilisation du Wii U Gamepad et des amĂ©liorations du confort telles qu’une voile permettant de ne pas avoir Ă  changer le sens du vent en permanence.

Wind Waker est le premier jeu de la chronologie “Adulte” de Zelda. Il se dĂ©roule des siĂšcles aprĂšs Ocarina of Time et nous prĂ©sente un Link enfant sur le point de passer le rite initiatique du village oĂč il vit avec sa grand mĂšre et sa soeur Ariel. Le principe de ce rite est de se rappeler de l’Ă©poque oĂč un HĂ©ros s’est dressĂ© contre le mal et les enfants d’un certain age portent les vĂȘtements de celui-ci en souvenir pendant une journĂ©e. A ce moment-lĂ , un bateau pirate poursuivant un oiseau gĂ©ant dĂ©barquera sur leur Ăźle. L’oiseau a enlevĂ© Tetra, leur capitaine, et ceux-ci parviendront Ă  le faire lacher sa prise. Tetra tombera dans les bois au sommet de l’Ăźle et Link dĂ©cidera d’aller la chercher.

Cependant, l’oiseau reviendra et enlĂšvera cette fois Ariel, la jeune soeur de Link. Tetra acceptera d’aider Link Ă  aller la chercher Ă  la Forteresse Interdite oĂč sont depuis peu enlevĂ©es diffĂ©rentes jeunes filles aux oreilles pointures. RepĂ©rĂ© par l’oiseau gĂ©ant et son maĂźtre, il sera Ă©jectĂ© au loin et se rĂ©veillera sur la plage de Mercantile. Face Ă  lui se trouve un bateau dotĂ© de la capacitĂ© de parler appelĂ© le Lion Rouge. Il lui rĂ©vĂ©lera alors que le maĂźtre de l’oiseau gĂ©ant n’est autre que Ganondorf, un agent du mal qui cherche Ă  retrouver la Princesse Zelda pour lui prendre la Triforce de la Sagesse. Il proposera alors Ă  Link son aide pour parcourir l’ocĂ©an en vue d’obtenir le pouvoir du HĂ©ros du vent afin de vaincre Ganondorf.

Four Swords Adventures

Four Sword Adventures est sorti en 2004 sur Nintendo GameCube. Il est dans la mĂȘme trempe que le prĂ©cĂ©dent jeu Four Swords et peut se jouer avec une console GameBoy Advance connectĂ©e Ă  la GameCube par le cĂąble spĂ©cifique. Comme le prĂ©cĂ©dent, Link est accompagnĂ© de trois clones crĂ©Ă©s par l’Ă©pĂ©e mgique “Four Swords” et se doit de sauver Hyrule de son double malĂ©fique, Shadow Link. Le jeu se focalise beaucoup sur un gameplay multijoueurs comme le prĂ©cĂ©dent titre mais est aussi jouable en solo.

Ce n’est pas un titre auquel j’ai jouĂ©, donc je ne serais pas en mesure de m’attarder dessus. Chronologiquement parlant, il est le dernier de la branche “Enfant” de la chronologie des Zelda.

The Minish Cap

Minish Cap est sorti sur Gameboy Advance en 2004 et se place en deuxiĂšme Ă©pisode par rapport Ă  la chronologie Zelda, juste aprĂšs Skyward Sword qui est l’opus “originel”. Il permet de mieux comprendre l’origine de Vaati et de l’histoire des jeux Four Swords. Le jeu conserve l’esthĂ©tique dĂ©veloppĂ©e avec The Wind Waker et c’est donc un “Toon Link” qui est de nouveau jouable. Pour le reste, il conserve les basiques avec une vue du dessus aux Ÿ et une ambiance 2D similaire aux Ă©pisodes de NES et SNES.

La particularitĂ© de Minish Cap est que Link possĂšde dans ce titre la facultĂ© de pouvoir rĂ©duire sa taille pour explorer le monde tel que vu par les Minish, un peuple lĂ©gendaire d’ĂȘtre minuscules ressemblant Ă  des souris anthropomorphiques, rĂ©putĂ©s ĂȘtre invisibles aux adultes et ne pouvant ĂȘtre vus que par des enfants aux intentions pures. Ainsi, toute l’exploration du jeu devra se faire en agrandissant et rĂ©duisant la taille de Link pour qu’il puisse dĂ©bloquer de nouvelles mĂ©thodes pour accĂ©der Ă  un endroit ou parler Ă  un PNJ spĂ©cifique. Avec aussi les diffĂ©rences de gameplay que ça entraĂźne comme les risques plus Ă©levĂ©s en Ă©tant un Minish.

Lors de la cĂ©lĂ©bration des 100 ans de l’arrivĂ©e du peuple Minish (aussi appelĂ© Picori par les Hylliens) sur Hyrule, le chĂąteau du roi propose un tournois d’Ă©pĂ©e pour rappeler l’histoire du hĂ©ros de la lĂ©gende. L’un des champions Ă  se prĂ©senter est un homme mystĂ©rieux du nom de Vaati. GrĂące Ă  sa magie, il parvient Ă  gagner facilement le tournois. Link, qui participait aussi au tournois, est chargĂ© par son grand pĂšre de livrer l’Ă©pĂ©e qui doit ĂȘtre remise au champion. Durant la cĂ©rĂ©monie suivant la compĂ©tition, Vaati dĂ©truira la socle sacrĂ© sur lequel se trouve l’Ă©pĂ©e Picori et ouvre au mĂȘme moment le coffre scellĂ© par l’Ă©pĂ©e, libĂ©rant de dangereux monstres de celui-ci. Il transformera Ă©galement en statue de pierre la princesse Zelda et disparaĂźtra pour poursuivre sa recherche de la lumiĂšre sacrĂ©e.

Suite Ă  cet incident, Link sera ordonnĂ© par le roi de requĂ©rir l’aide des Minish en vue de sauver Zelda et restaurer l’Ă©pĂ©e Picori. En chemin vers la forĂȘt des Minish, Link tombera sur Ezlo, un sage Minish transformĂ© en chapeau par Vaati dont il Ă©tait le maĂźtre. Ayant des objectifs communs, Ezlo aidera Link Ă  prendre contact avec le peuple Minish.

Twilight Princess

Sorti en 2006 sur Nintendo GameCube et Nintendo Wii, Twilight Princess retourne Ă  une esthĂ©tique plus proche de Zelda : Ocarina of Time aprĂšs un style qui avait fortement divisĂ© avec Wind Waker. Le jeu devait Ă  l’origine ĂȘtre une exclusivitĂ© GameCube, mais son dĂ©veloppement fut retardĂ© et il fut donc dĂ©cidĂ© de le sortir Ă©galement sur Wii. Il aura ainsi des modifications pour permettre de le rendre compatible avec le gameplay Ă  dĂ©tection de mouvement de la console et l’image sera inversĂ©e pour rendre Link droitier. Il aura fait l’objet d’un remaster HD sur Wii U en 2016, basĂ© sur la version GameCube. Ce fut d’ailleurs le dernier jeu Nintendo sorti sur GameCube.

Twilight Princess a obtenu un grand succĂšs critique, et son premier trailer avait fait hurler de joie les fans lors de sa prĂ©sentation durant l’E3 de 2004. Il s’agit d’un titre dont l’histoire est globalement assez sombre et disposant d’une ambiance relativement pesante. Il reprend globalement les rĂšgles instaurĂ©es par Ocarina of Time et apporte quelques nouveautĂ©s dont la possibilitĂ© de combattre Ă  cheval. L’autre aspect particulier de ce titre est que dans les phases oĂč Link est dans le monde du Twilight, il est transformĂ© en loup ce qui apporte un gameplay diffĂ©rent puisque basĂ© sur les capacitĂ©s de l’animal (comme flairer une piste, etc). Link est accompagnĂ© de Midona, une habitante du Twilight qui permet d’effectuer des combos lorsqu’il est en loup. Un des aspects aspects amĂ©liorĂ©s est l’IA des ennemis qui est plus rĂ©active et s’adapte au style de combat en fonction de l’arme utilisĂ© par Link. Ils peuvent Ă©galement dĂ©tecter le joueur depuis une plus grande distance.

Link est un jeune homme vivant dans le village d’Ordon. Un jour, des Bublins parviennent Ă  passer la palissade de leur village et enlever des enfants. Link se lancera Ă  leur poursuite mais il se heurtera Ă  un mur de Twilight. En inspectant le mur, il se fera soudainement attraper par une bĂȘte et se retrouvera alors dans le monde du Twilight, transformĂ© en loup. Il sera alors capturĂ© par les crĂ©atures du Twilight et jetĂ© en prison.

Dans sa prison, il fera la rencontre de Midona, une habitante du Twilight elle aussi emprisonnĂ©e et lui proposera son aide pour le faire de sortir de lĂ , Ă  condition qu’il fasse tout ce qu’elle lui dira. Link acceptera l’aide de Midona et celle-ci lui expliquera alors que Zant, le roi des Twili, a envahi le chĂąteau d’Hyrule et forcĂ© la princesse Zelda Ă  se rendre. Le royaume a soudainement Ă©tĂ© enveloppĂ© par le Twilight et dĂ©sormais tous ses habitants ont Ă©tĂ© transformĂ©s en esprits. Pour libĂ©rer Hyrule de l’influence du Twilight, Link et Midona devront alors tenter de rĂ©veiller les esprits de la lumiĂšre qui ont Ă©tĂ© enfermĂ©s par les Twili.

Phantom Hourglass

Phantom Hourglass a inaugurĂ© en 2007 la console Nintendo DS en proposant un nouveau titre Zelda entiĂšrement pensĂ© pour l’Ă©cran tactile de la console. Le jeu profite du double Ă©cran en affichant l’action principale sur celui du bas qui est tactile et des informations ou la carte de la zone courante sur celui du haut. Le jeu est entiĂšrement en 3D temps rĂ©elle contrairement aux Ă©pisodes de Gameboy Advance qui Ă©taient encore des jeux 2D. Il propose un gameplay entiĂšrement basĂ© sur le tactile oĂč l’on dirige Link grĂące au stylet (il reste Ă©videmment possible de jouer de maniĂšre traditionnelle) et de nombreuses Ă©nigmes sont basĂ©es sur le dessin ou encore l’utilisation du microphone.

Cet Ă©pisode est la suite directe de Wind Waker et en reprend la direction artistique. Le jeu reçu un trĂšs bon accueil et une excellente presse avec comme dĂ©fauts notĂ©s, des Ă©lĂ©ments en ligne (via le Wi-Fi de la DS) qui Ă©taient un peu trop simplistes. L’autre aspect important du jeu est de nouveau l’exploration de l’ocĂ©an puisqu’il s’agit du mĂȘme que celui de The Wind Waker, mais dans une autre rĂ©gion. Contrairement au prĂ©cĂ©dent jeu, ici Link pourra naviguer (en dessinant le trajet sur l’Ă©cran) avec un bateau qu’il sera possible de personnaliser au fil de l’histoire. L’autre Ă©lĂ©ment majeur du jeu est le Temple du Roi de l’OcĂ©an qui est un donjon fil rouge composĂ© de nombreuses piĂšces dont les niveaux se dĂ©bloquent au cours de l’histoire. Le donjon s’articule principalement autour de mĂ©caniques de durĂ©e d’exploration limitĂ©e ou encore d’ennemis exclusifs Ă  Ă©viter.

AprĂšs leur victoire contre Ganondorf, Link et Tetra quittent la rĂ©gion inondĂ©e d’Hyrule en vue d’explorer la Grande Mer avec le bateau de cette derniĂšre. Durant leur voyage, ils tomberont sur un Ă©trange vaisseau fantĂŽme qu’ils aborderont. Peu de temps aprĂšs, Link entendra Tetra hurler et celle-ci disparaĂźtra. En tentant de la sauver, Link tombera par dessus bord et finira Ă  la dĂ©rive dans l’ocĂ©an. Il se rĂ©veillera sur une Ăźle en compagnie d’une fĂ©e, Ciela, et tombera sur le Phantom Hourglass en explorant les lieux. Il rencontrera par la suite un vieil homme, Oshus, qui lui proposera son aide pour l’aider Ă  retrouver le bateau fantĂŽme et Tetra. Afin de pouvoir partir Ă  la recherche du navire, Link recrutera Linebeck, un capitaine de bateau portant le mĂȘme nom, pour parcourir la mer.

Au fur et Ă  mesure de son exploration, Link dĂ©couvrira qu’il doit trouver des indices Ă©parpillĂ©s un peu partout pour dĂ©bloquer le Temple du Roi de l’OcĂ©an qui lui permettra de localiser le vaisseau fantĂŽme.

Spirit Tracks

Spirit Track est sorti en 2009 sur Nintendo DS et reprend globalement les mĂȘmes mĂ©caniques que Phantom Hourglass ainsi que la mĂȘme direction artistique. La principale diffĂ©rence se situe dans le fait que le jeu se dĂ©roule cette-fois sur la terre ferme, dans un nouveau Hyrule, et que Link est dĂ©sormais un conducteur de trains. ConcrĂštement, le jeu est vraiment trĂšs similaire au prĂ©cĂ©dent car le style de jeu au stylet est repris et Link rĂ©agi Ă  la baguette avec une grande prĂ©cision. Une partie de l’aventure se fait en train oĂč Link devra effectuer des quĂȘtes en relation avec son mĂ©tier : le transport de passagers. Il devra respecter le code d’utilisation des voies ferrĂ©es et adapter la vitesse ou encore faire sifflet le train au bon moment pour avoir le plus de points.

En dehors de ces quelques diffĂ©rences, le jeu reprend l’idĂ©e du donjon fil rouge, mais amĂ©liore l’idĂ©e en permettant de traverser plus rapidement les Ă©tages dĂ©jĂ  explorĂ©s. On notera aussi que c’est le premier Zelda oĂč l’hĂ©roĂŻne Ă©ponyme participe activement Ă  la quĂȘte principale car elle accompagne Link tout au long de celle-ci. La princesse Ă©tant dĂ©sincarnĂ©e dans ce jeu peut prendre possession de certains ennemis. Ainsi, le joueur est capable de contrĂŽler Link et cet autre personnage en vue de rĂ©soudre les Ă©nigmes du jeu. Enfin, Ă  mes yeux, enfin oreilles, Spirit Tracks propose l’un des meilleurs thĂšmes de carte du monde. En effet, la traversĂ©e Ă©tant en train, la musique seule est trĂšs fade lorsqu’on Ă©coute l’OST sans les effets sonores. Le mĂ©lange de la musique et de l’effet de la locomotive apporte une rythmique vraiment excellente.Si vous voulez vous en rendre compte par vous mĂȘme : le thĂšme sans effets sonores et avec les effets sonores (liens Youtube). De mon point de vue y’a pas photo, la version avec les effets sonores est gĂ©niale.

Spirit Tracks se dĂ©roule dans la chronologie “Adulte” de Zelda, plusieurs siĂšcles aprĂšs Wind Waker et Phantom Hourglass. Dans le passĂ©, le roi dĂ©mon Malladus s’est engagĂ© dans un combat contre les Esprits et a fini par se faire sceller par ceux-ci grĂące Ă  des lignes de chemin de fer qui servent de maillage pour l’emprisonner. Ces lignes convergent toutes Ă  la Tour des Esprits. Environ un siĂšcle avant les Ă©vĂ©nements du jeu, des migrants issus de l’ocĂ©an se sont installĂ©s au pied de cette tour et ont fondĂ© le nouveau Royaume d’Hyrule.

Link est un jeu ingĂ©nieur ferroviaire qui s’apprĂȘte Ă  passer son diplĂŽme en vue de servir la famille royale et la princesse Zelda comme lui incombe sa position. Cependant, la cĂ©rĂ©monie est interrompue par la disparition soudaine de nombreuses voies ferrĂ©es. Zelda demandera Ă  Link d’aller enquĂȘter sur ces disparitions et il s’avĂ©rera que le conseiller royal Cole n’est autre qu’un dĂ©mon au service de Malladus. Il dĂ©sincarnera la princesse afin faire de son corps un hĂŽte pour Malladus tandis que l’esprit de celle-ci se retrouve errant. Link et Zelda devront alors chercher de l’aide auprĂšs du peuple Lokomo, les serviteurs des esprits, pour reconstituer le chemin de fer et sceller de nouveau Malladus.


Le dĂ©but des annĂ©es 2000 a donc Ă©tĂ© trĂšs riche en jeux Zelda avec l’arrivĂ©e de la licence sur de nombreux supports de Nintendo. La sĂ©rie a su tirer parti des codes Ă©tablis avec son passage Ă  la 3D tout en amĂ©liorant ceux-ci. On notera Ă©galement qu’elle s’est de plus en plus inscrite dans la chronologie qui sera rĂ©vĂ©lĂ©e par la suite, les Ă©pisodes apportant progressivement plus de cohĂ©rence et connexion entre eux. Nous consacrerons un article Ă  ce sujet aprĂšs le prochain qui traitera des jeux sortis de 2010 Ă  nos jours.